Planète Corse : tout est démesure ?
Par Mü, mercredi 24 août 2005 à 13:21 :: Blogueries de comptoir :: #77 :: RSS
Quelques lignes pour raconter mes impressions sur cette semaine en Corse, sur la Corse, et sur les corses... Pas besoin de partir bien loin pour se retrouver sur une autre planète, il suffit d'aller en Corse.
Les différentes unes de Corse Matin sont sans équivoque : plastiquages, attentats, règlements de compte, fêtes locales... Je me demande si, ayant été Corse, j'aurais pu proner son indépendance ou son autonomie. Peut-être que oui...
Mais vu les ressources de la Corse, comment cette région pourrait s'autosuffire ? Les vaches amaigries n'ont quasiment rien à manger dans leurs champs si ce n'est une herbe pauvre et jaunie. Les cochons, quant à eux, se portent bien et ne semblent pas avoir de souci de reproduction. J'ai vu des cochons sauvages qui semblaient être croisés avec des cochons fermiers et des sangliers. Est-ce que bient?t il n'y aura plus de sangliers pure race en Corse ?
Le tourisme m'a semblé être la seule ressource économique de ce "pays". Banlieue niçoise ou marseillaise, la Corse est aussi envahie de touristes continentaux (pinsoutes) et italiens, tous avides de randonnées, de bronzette et de gastronomie.
J'ai été surprise de voir comment les prix sont harmonisés. Les commerçants et restaurateurs semblent s'entendre à merveille dans leur business. De toute façon, l à bas, tout m'a semblé être une histoire de business et d'intérêt particulier.
Ha ! Les Corses ! C'est tout ou rien avec eux. La plupart étaient des gens gentils et sympatiques mais leur regard en dit long sur nous, pauvres pêcheurs continentaux.
Autant en juin dernier, j'avais eu envie "d'emmener dans le maquis" le gérant d'un camping de Porto Pollo afin de lui expliquer les bonnes manières, autant j'ai été charmée par l'accueil de l'auberge Chez Sérafin à Peri. Nous n'avions qu'une carte bleue et lorsque nous sommes arrivés au restaurant, nous avons appris que l'établissement n'acceptait pas ce moyen de paiement (comme dans beaucoup de restaurants d'ailleurs). Voulant repartir retirer du liquide dans le village le plus proche, le restaurateur nous a dit de rester diner et de le payer le lendemain ou de lui envoyer un chèque par La Poste. Je n'ai jamais mangé une soupe de légumes aussi délicieuse que Chez Sérafin et son agneau cuit au feu de bois m'a presque fait rêver...
Le bal du 15 ao ût de Chialza vaut bien tous les musées de l'île ! Un monde fou, jeunes et moins jeunes réunis dans ce tout petit village. Une ambiance et une atmosphère festive et conviviale, le champagne se buvait à tour de bras. De quoi rendre jaloux les plus joyeux lurons cantalous et bretons.
Nous avons faillli assister à l'assassinat du patron de l'Ambata à Porticcio. On devait aller diner dans cet établissement le soir où le restaurateur s'est fait tuer par balles devant les yeux de ses clients...
Enfin, j'ai failli tuer un corse. J'ai renversé un scooter à Ajaccio, j'ai détruit la voiture de mon homme que je conduisais. Heureusement que je n'avais pas bu et que ma victime est sorti quasiment indemne de sa chute sur la 405 et de son vol planné de 10 mètres. Nous sommes bien embêtés car aucune casse ne veut récupérer la voiture. Certainement car elle est immatriculée 15 et que le département 15 c'est le continent, l à où "les corbeaux volent sur le dos"...
Autres points de vue sur la Corse :
- Le blog Freecorsica : un nouveau regard sur la Corse et sur le monde
- Unita Naziunale : Le portail politique de la Lutte de Libération Nationale
- Mr Petit Pois parodie les corses dans son blog




Commentaires
1. Le mercredi 24 août 2005 à 17:06, par ipocamp
2. Le mercredi 24 août 2005 à 17:11, par Greg - Etudiant en communication
3. Le jeudi 25 août 2005 à 13:22, par Mü
4. Le mardi 30 août 2005 à 16:54, par Eric
5. Le mercredi 31 août 2005 à 13:42, par Mü
Ajouter un commentaire