Cela fait un certain temps que je voulais vous parler de "L'open space m'a tuer", une critique cinglante du travail en agence (com, web, ssii, conseil...). C'est une sorte de storystelling (pour utiliser un mot à la mode) des open spaces bondés, surchauffés et ouverts à toutes les nuisances sonores.

Traité avec humour, chacun interprétera cet ouvrage selon ses propres expériences. Mais qui est passé par la case agence dans sa "carrière" se reconnaîtra forcément dans "L'open space m'a tuer !"

Alors, quel est le quotidien du jeune cadre dynamique, travaillant dans des secteurs innovants et en perpétuelle mutation ?

Open stress, positive attitude, promiscuité, odeurs des nems dans le micro-ondes, CrackBerry, pression (entendez celle que vous préférez), copains sympas (au moins ça), management par l'affectif, reconnaissance (ou pas), une promo ? non merci,...

Ce livre fait la critique du néo management qui repose sur la culpabilité, dopée à l'engagement personnel et à l'affect. Aujourd'hui on doit se fixer soi même ses propres objectifs, supporter des horaires ultra-flexibles et regarder de travers celui qui part à 18H. Le travail de l'urgence, des boulots qui arrivent et doivent être bouclés pour le lendemain... On n'a pas le droit de critiquer le travail des autres, tout se fait à l'affectif.

Alors, que deviennent ces jeunes cadres dynamiques ? Démission, candidats au licenciement, refus de promotion... Des jeunes travailleurs qui veulent aujourd'hui donner du sens à leur travail et à leur vie cherchant ainsi la prochaine case...

Une fin un peu trop noire à mon goût même si on a envie de revenir au management plus à l'ancienne ou n'importe qui ne devient pas manager (ça me fait penser qu'il faut que je vous parle aussi du Principe de Peter).

Avec un florilège d'expressions, ce livre comporte quelques perles qui font que ce livre se boit lit presque d'un trait.
Je ne vous en dis pas plus, je vous conseille simplement de le lire :-)